| Historique de l’Union Départementale |

barre-coulLES PIONNIERS

Le 3 avril 1893, une réunion avait lieu au Palais d’été, un restaurant situé dans le quartier de Monplaisir à Lyon. Les officiers de plusieurs corps du département y assistaient en vue de créer une union départementale.

Le commandant Rangé, chef de corps à Lyon de 1886 à 1894, accepta la présidence. Le capitaine Curty, d’Ecully, fut élu vice-président. Les capitaines Serve, de Taluyers, et Bertrand, de Tarare, furent désignés comme assesseurs. Les lieutenants Minssieux, de Brignais, et Joly, de Lyon devinrent les secrétaires.

Un rapport, lut par le lieutenant Mille, de Millery, donna la marche à suivre pour créer un corps de sapeurs-pompiers. Ce fut la première initiative lancée par cette société pour inciter les édiles à former des services d’incendie dans les communes où ils faisaient défaut.

 
Le 23 juin, les statuts de l’association furent déposés à la préfecture sous le nom « d’Union Départementale du Rhône ». Ceux-ci furent adoptés à l’unanimité au cours de la première réunion plénière de l’association qui se déroula à Tarare le 9 juillet 1893. Un Conseil d’administration provisoire fut élu le même jour. Au 25 juin, cette première Union comptait 436 adhérents.
Le 8 février 1894, un arrêté préfectoral autorisa la constitution officielle de l’Union dont le siège était fixé 71 rue Molière, au Poste central des sapeurs-pompiers de Lyon. Nous ignorons pour quelle raison cette première union eut une vie très éphémère. Le 15 décembre 1895, l’assemblée générale réunie à Villefranche-sur-Saône décida de dissoudre l’Union départementale du Rhône. La démission du chef de corps lyonnais, au mois de février 1894, avait-elle eut des répercussions sur le fonctionnement de la société ?

pionniers

L’UNION RÉGIONALE DES CORPS DE SAPEURS-POMPIERS

barre-coul

LA CRÉATION

Il fallut attendre douze ans pour voir renaître une nouvelle initiative allant dans le même sens. Nous avons hélas beaucoup moins de précisions à apporter pour la création de l’Union qui existe encore actuellement. La disparition du registre des délibérations du Conseil d’administration pour la période comprise entre 1906 et 1932, nous prive de nombreux détails. Cependant, grâce à d’autres sources, notamment Le Journal des Sapeurs-Pompiers, organe de la Fédération nationale, nous pouvons reconstituer les grands moments de la création de l’Union.
Une première réunion eut lieu à Lyon le 4 mars 1906, probablement à l’initiative du lieutenant Jean Marie Javelot, chef de corps à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, qui fut le premier président de l’Union. Le 17 octobre 1906, les statuts d’une association dite « Union des corps de sapeurs-pompiers de la région lyonnaise et des départements limitrophes » furent déposés à la préfecture. Cette association avait pour objet de créer un lien de relation entre les compagnies et les subdivisions régionales, et d’organiser des concours de manœuvres et des réunions techniques.

 
Son siège social fut fixé au Palais du Commerce, rue de la Bourse à Lyon. Le 18 octobre 1906, la préfecture donna le récépissé des statuts de l’Union.

création

Le Journal officiel du 3 novembre 1906 annonça sa naissance. Outre le président Jean Marie Javelot, les autres membres fondateurs connus étaient : les vice-présidents Elie Guillon, lieutenant chef de corps à Neuville-sur-Saône, et deux officiers des départements voisins : pour l’Isère le lieutenant Barbier, chef de corps à Heyrieux, et le capitaine Forge, du Chambon-Feugerolles, pour la Loire. Le secrétaire général de l’époque était le sergent-major Joseph Pellat du corps de Villeurbanne. Ce sous-officier était également membre du Conseil d’administration de la Mutualité de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers français. Il avait comme adjoint le sergent-major Gacon de Vaulx-en-Velin. Le trésorier général était le lieutenant André Touchagues, chef de corps à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Son adjoint était le sergent-fourrier Monat de Collonges-au-Mont-d’Or. Le chef de bataillon Eugène Marchand, commandant les sapeurs-pompiers de Lyon, avait été élu président d’honneur.

Pelleat

barre-coul

LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

L’Union tint sa première assemblée générale le 3 novembre 1906 au Palais du Commerce à Lyon. La séance fut ouverte à 9 heures par le président d’honneur Marchand. Il avait à ses côtés le commandant Busquet, inspecteur départemental du Vaucluse et délégué de la Fédération nationale, le lieutenant Javelot, président actif, et tous les membres du bureau désignés ci-dessus.

Plusieurs représentants des corps de sapeurs-pompiers de la région remplissaient les fonctions d’assesseurs : Collard, de Caluire-et-Cuire; lieutenant Garde, de Collonges-au-Mont-d’Or; lieutenant Cléchet de Saint-Genis-Laval; adjudant Pétinot de Villeurbanne; Eymadoux et Rouby du Péage-de-Roussillon (Isère); Catieu d’Heyrieux (Isère), lieutenant Beurot du Côteau (Loire); lieutenant Cheuron, de Maclas (Loire), Bessières, du Chambon-Feugerolles (Loire). En outre, Henry Gorjus, sénateur du Rhône et adjoint au maire de Lyon ainsi qu’Alexandre Genet, constructeur lyonnais de matériel d’incendie et correspondant du Journal des Sapeurs-Pompiers, étaient présents.
De nombreux corps étaient représentés : Beaujeu, Bron, Caluire-et-Cuire, Cercié, Chassagny, Craponne, Couzon-au-Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Grézieu-la-Varenne, La-Tour-de-Salvagny, Le-Point-du-Jour, Millery, Neuville-sur-Saône, Quincieu, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, Saint-Fons, Saint-Genis-Laval, Saint-Symphorien-sur-Coise, Sainte-Foy-lès-Lyon, Tarare, Tassin-la-Demi-Lune, Theizé, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Villié-Morgon et Yzeron, pour le Rhône; Châtillon-sur-Chalaronne et Rillieux, pour l’Ain; Le Côteau, Le Chambon-Feugerolles, Maclas et Rive-de-Gier, pour la Loire; Décines, Heyrieux, Le Péage-de-Roussillon et Vienne pour l’Isère. Nous noterons qu’un certain nombre de ces corps ont depuis disparus.
À la demande du commandant Marchand, il fut décidé d’envoyer une délégation au cimetière de Loyasse pour déposer une couronne au pied du monument aux morts des sapeurs-pompiers de Lyon. Le lieutenant Barbier d’Heyrieux et quarante sapeurs-pompiers se chargèrent de ce devoir de mémoire. Le président Javelot exposa ensuite les buts et les avantages de l’Union. Il se félicita de l’adhésion de trente corps déjà acquise, représentant près de 900 adhésions au total. Puis il aborda la question de la nomination d’un inspecteur départemental pour le Rhône. À l’unanimité, l’assemblée décida d’en faire la demande au conseil général et approuva la candidature du commandant Marchand.

AG 1908

Plusieurs vœux furent émis : versement aux communes par l’Etat de l’intégralité des sommes prélevées chaque année sur les compagnies d’assurance (l’amendement du député Castillard, voté peu après par la Chambre, donna une satisfaction partielle à ce vœu); création d’un Conseil supérieur des sapeurs-pompiers (réalisé en 1907); demi-tarif sur les chemins de fer; uniformité des tenues; obtention de la médaille d’honneur après 25 ans de service au lieu de 30 ans; égalité pour tous de la pension de secours allouée par l’Etat en cas d’accident. Le sénateur Gorjus, fut chargé de porter cette question devant ses collègues du Sénat.
Les travaux reprirent l’après-midi, à 14 heures. L’assemblée adopta à l’unanimité les rapports moral et financier. Les comptes présentant un excédent de 900 francs, il fut décidé de créer une Caisse mutuelle de secours en cas de maladie ou d’accident. Une indemnité journalière d’un franc fut prévue pendant cent journées de maladie. Le lieutenant Javelot fit part de ses démarches pour faire reconnaître légalement l’Union par la préfecture. Par pure coïncidence, le Journal officiel publiait le jour même de l’assemblée générale cette reconnaissance des autorités !

Le commandant Busquet préconisa l’organisation de manœuvre de pompes (à bras) et de sauvetages au niveau interdépartemental. Après de nombreuses questions concernant le fonctionnement de l’Union, l’assemblée vota l’adhésion de celle-ci à la Fédération nationale. Les lieutenants Javelot et Guillon furent désignés pour la représenter au congrès national devant se tenir à Paris en 1907. Sur la proposition du secrétaire général Pellat, il fut décidé d’organiser à Lyon, en 1908, une grande fête de bienfaisance au profit de la Caisse mutuelle de secours. L’ordre du jour étant épuisé, la première assemblée générale de l’Union se termina à 17 heures.

attelage

 

barre-coulLES DEUX GRANDES FÊTES

Comme elle l’avait décidé en novembre 1907, du 14 au 18 août 1908, l’Union organisa à Lyon une fête monumentale avec la participation de nombreux corps de sapeurs-pompiers français et de plusieurs délégations étrangères dont une cinquantaine de pompiers britanniques qui furent accueillis le jeudi 13 à la gare de Perrache par Henry Gorgus, lequel prononça une allocution de bienvenue en anglais. Plusieurs sapeurs-pompiers du Luxembourg et de Tunisie vinrent à Lyon. Une quarantaine de corps de la région était représentée. Près de deux cents délégués français et étrangers étaient présents.
Pendant cinq jours, la fête fut presque continuelle. Quotidiennement, à partir de 8 heures, sur la place Bellecour eut lieu une grande kermesse, avec concours de tir à la carabine, exposition de matériel d’incendie, ascension en ballon et bal nocturne à partir de 20 heures. Le vendredi 14, à 21 heures une grande retraite aux flambeaux parcourut les grandes artères de la ville. Le samedi 15, un congrès international réunit tous les sapeurs-pompiers au Palais du Commerce. Un grand défilé de toutes les sociétés de Joutes de Lyon, accompagnées de musiques, une compétition cycliste, ainsi qu’une course d’ânes et de mulets, avec fonctionnement du Pari mutuel, constituèrent des attractions de choix. Une grande fête nautique sur la Saône clôtura cette journée. Le dimanche 16, fut réservé à une parade générale et aux démonstrations et manœuvres des sapeurs-pompiers sur la place Bellecour avec remise de médailles et de récompenses.

échele

 

Les « firemen » anglais firent une démonstration de sauvetage et de brancardage. Le lundi 17 et le mardi 18, la fête se poursuivit, à partir de 10 heures, et se termina par un feu d’artifice et un bal mené par un grand orchestre.
Le constructeur de véhicules automobiles parisien Delahaye présenta à cette occasion une autopompe de sa conception représentant les derniers perfectionnements techniques de la lutte contre le feu de l’époque.

En 1908, aucun corps du Rhône n’était encore motorisé. Celui de Lyon consultait alors les fabricants de matériels d’incendie. Il ne mit en service son premier fourgon pompe automobile, un Berliet, qu’au début de l’année suivante. Des constructeurs lyonnais participèrent aussi à l’exposition de matériels de lutte contre l’incendie et de sauvetage. Mieusset présenta plusieurs pompes à bras, dévidoirs et agrès divers ainsi que les plans d’une pompe à vapeur en construction pour la ville de Lille. Alexandre Genet, exposa une pompe à bras, destinée à la commune de Jujurieux dans l’Ain, et différents modèles d’échelles. La maison Maugy et Cie de Lyon montra ses deux modèles d’appareils respiratoires : l’Aérospir et le Paravapor. Cette grande fête connut un réel succès et l’Union en tira de grands bénéfices, tant sur le plan moral que financier. Dans sa séance du 11 septembre 1908, le Conseil général félicita l’Union pour cette belle réussite.
À partir du mois de mai 1914 une exposition internationale fut ouverte à Lyon sur le site des futurs abattoirs de Gerland. Dans ce cadre, sous le patronage de l’Union, un congrès international de sapeurs-pompiers fut organisé du 20 au 22 juin. Cette manifestation rassembla, elle aussi, un grand nombre de participants. La première guerre mondiale vint hélas briser l’élan de modernité que ces deux grandes réunions avaient impulsé au sein des corps de sapeurs-pompiers de la région.

expo universelle

barre-coulLES CONCOURS DE MANŒUVRES

Le 28 octobre 1911, la préfecture accusait réception du changement de président. Le lieutenant Elie Guillon, ancien vice-président, prenait le siège du président Javelot, probablement à sa demande puisque ce dernier resta vice-président, puis président d’honneur jusqu’à sa mort, en 1935. Le lieutenant Guillon fit valoir ses droits à la retraite en 1913 et fut nommé capitaine honoraire. Il resta cependant président actif de l’Union. Officier professionnel au corps de Lyon, le lieutenant Jean Rossignol devint secrétaire général.
La première guerre mondiale amena très probablement une mise en sommeil de l’Union faute de participants, les sapeurs-pompiers étant en grande partie mobilisés. Nous ignorons à quelle date exacte la société reprit ses activités, ce fut sans doute au début des années 1920. Pendant de nombreuses années, au cours des décennies 1920 et 1930, les réunions du Conseil d’administration se tinrent à Lyon, à l’état-major des sapeurs-pompiers de Lyon, dans la salle d’honneur de la caserne de la rue Rabelais. Les assemblées générales, elles, se tenaient toujours au Palais du Commerce, à Lyon, dans la salle dites des réunions industrielles.
Depuis le Second Empire, des corps de sapeurs-pompiers organisaient de manière ponctuelle des rassemblements intercommunaux. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers français, créée en 1882, encouragea, à partir de 1888, la création de concours de manœuvres techniques. L’Union des corps de la région lyonnaise agit de la même manière sur le plan local. Les documents nous manquent pour indiquer précisément à quelle date eut lieu les premières réunions de ce type dans le Rhône. Il semble que le corps de Lyon organisa un concours le 24 août 1924. L’année suivante un concours de motopompes eut lieu près du canal de Jonage, à Cusset, sur la commune de Villeurbanne. De nombreux constructeurs alignèrent leurs matériels. Ces manifestations avaient pour but essentiel d’encourager les communes à acheter des motopompes afin de remplacer les antiques pompes à bras. Il fallut bien des années pour arriver à ce résultat. Au début de la décennie 1950 beaucoup de communes du Rhône n’avait encore pas d’autre défense contre l’incendie que l’huile de coude de leurs sapeurs-pompiers !
Le second concours, connu, fut organisé le 14 juin 1925 par le corps de Givors sous la férule du lieutenant Védrine et de l’Union. Cette même ville accueillit à nouveau des concurrents le 4 juin 1933, toujours sous les auspices de l’Union. Ce concours réunit une vingtaine de corps. Au cours de l’assemblée générale du 18 novembre 1934 le lieutenant Eugène Védrine, de Givors, proposa l’organisation d’un concours annuel au sein des corps adhérents à l’Union. Ce vœu fut adopté à l’unanimité. Malgré cette bonne décision, l’année 1935 ne vit pas de concours de manœuvres. Le corps de Pierre-Bénite accueillit, le 7 juin 1936, un grand concours régional ainsi que l’Arbresle, le 13 juin 1937.

concours 1936
Le 53e congrès de la Fédération nationale, organisé du 17 au 20 juin 1938 à Lyon, par l’Union avec le concours du corps lyonnais vit, pour la première fois en France, se dérouler un concours de sauvetage d’asphyxiés. La seconde guerre mondiale arrêta ce genre d’activité. Pendant le conflit, l’Union continua cependant de fonctionner. Le Conseil d’administration tint ses réunions à Lyon à l’état-major du corps de sapeurs-pompiers. L’Union organisa, avec le concours des chefs de corps, l’envoi de colis pour les sapeurs-pompiers qui étaient retenus prisonniers en Allemagne. Le 5 décembre 1942, au cours de l’assemblée générale au Palais du Commerce, le capitaine Guillon étant décédé, la présidence fut proposé au capitaine Claudius Comacle, de Villefranche-sur-Saône. Se trouvant trop âgé, le capitaine déclina cet honneur et le commandant Jean Rossignol, chef de corps à Lyon, secrétaire général de l’Union depuis 1911, fut élu président. Le capitaine Michel Bal, des sapeurs-pompiers de Lyon, le remplaça dans le poste de secrétaire général. Les assemblées générales des années 1943 et 1944 furent supprimées compte tenu des difficultés de transport. Le 22 décembre 1945, l’Union se réunit pour sa première assemblée générale d’après guerre à son siège du Palais du Commerce à Lyon. Le premier concours de manœuvres de l’Union, organisé après le conflit, se déroula à l’Arbresle le 21 juin 1947.

barre-coulLES CONGRÈS

Le 6 juin 1948, le concours de manœuvre annuel fut accueilli par le corps de Vienne, en Isère. Celui-ci était adhérant depuis les premières années de l’Union. En 1949, le capitaine Goubet, chef de corps de cette cité, fut élu administrateur de l’Union. L’année 1949 se trouva marquée par le déroulement d’une semaine de la sécurité dans le cadre de l’exposition internationale de l’habitat rural. Le dimanche 2 octobre, au Palais de la Foire de Lyon, eut lieu une présentation de matériels d’incendie suivie d’une démonstration de leur mise en œuvre. Les centres de secours du tout nouveau Service Départemental d’Incendie du Rhône, créé en 1947, participèrent à cette manifestation. L’Union avait organisé son assemblée générale la veille dans le même lieu.
Au moment de l’assemblée générale du 3 juin 1951, tenue à Tassin-la-Demi-Lune, le lieutenant Dumas, de l’Arbresle, émit le vœu que cette réunion plénière ait désormais lieu, à tour de rôle, dans les centres de secours. Cette proposition fut mise à l’étude et acceptée le 16 novembre 1952 lors de d’une réunion identique au Palais du Commerce à Lyon. Le 21 juin 1953, le corps de Saint-Laurent-de-Chamousset reçut les participants au concours de manœuvres de l’Union. Ce fut la dernière réunion organisée sous le terme de « concours de manœuvres ».

Le 20 juin 1954, Neuville-sur-Saône accueillit le « congrès » de l’Union. À compter de cette date, tous les grands rassemblements annuels portèrent ce nom. À quelques exceptions près, l’Union tint désormais son congrès annuel dans les centres de secours ou les centres de première intervention qui faisaient acte de candidature. Au cours des assemblées générales annuelles le président et l’inspecteur départemental, qui dans le passé furent souvent la même personne, n’omettaient pas de diffuser les informations fédérales et de commenter les nouvelles décisions administratives ou pratiques prises en haut-lieu. Différents intervenants présentaient des exposés sur des sujets divers intéressant la profession.

manoeuve
barre-coulLES NOUVELLES ÉPREUVES

Le 19 juillet 1963, la préfecture donnait récépissé du déménagement du siège social de l’Union qui quittait le Palais du Commerce pour la caserne central des sapeurs-pompiers de Lyon, 78 rue Pierre Corneille. Le 27 juin 1965, lors du congrès de Villefranche-sur-Saône, Jean Rossignol, président depuis 1942, se retira. Michel Bal, ancien chef de corps à Lyon et secrétaire général de l’Union depuis 1942, fut élu président. En 1969, sur les 163 corps que comptait le Rhône, 125 étaient adhérents à l’Union. Parmi eux figurait toujours celui de Vienne. Il représentait maintenant la seule unité appartenant à un autre département. En 1973, tous les sapeurs-pompiers volontaires du département étaient affiliés à l’Union et à la Fédération nationale.

Au cours de l’assemblée générale du 4 juin 1977, à Cours-la-Ville, le colonel Georges Héraud, chef du corps mixte de la Communauté Urbaine de Lyon, succéda à Michel Bal à la présidence de l’Union. Le 26 novembre 1982, le Conseil d’administration de l’Union décida d’adhérer à l’Union régionale qui venait d’être créée, en 1981, et qui regroupait des représentants de l’Ain, de l’Ardèche, de la Drôme, de la Haute-Savoie, de l’Isère, de la Loire, du Rhône et de la Savoie.
En 1983, sur une proposition du président Héraud, les épreuves théoriques et celles de l’estacade de manœuvres, qui se déroulaient pendant les congrès, furent supprimées. Elles furent remplacées par une épreuve chronométrée, comportant un parcours sportif, l’établissement de deux petites lances et la visée de cibles.
Le président Georges Héraud souhaitant se retirer, le colonel Louis Mosca, chef du corps mixte de la COURLY, fut élu président le 7 juin 1986, lors du congrès annuel à Saint-Symphorien d’Ozon. Nous devons le noter, le colonel Mosca ne désirait alors n’accepter que la fonction de vice-président et il eût préféré voir élire comme président un officier volontaire, plus représentatif de la majorité des électeurs de l’Union.

départ attelé

barre-coulL’UNION DÉPARTEMENTALE DU RHÔNE

L’année suivante, en 1987, à la demande de son vice-président, le commandant Marc Besson de Pierre-Bénite, l’Union acheta un drapeau qui fut remis au corps de sapeurs-pompiers de Grigny le 13 juin 1987. Depuis cette époque, chaque année, le corps organisateur du congrès reçoit cet emblème des mains de son prédécesseur et le conserve pendant un an. Au cours de ce même congrès, l’assemblée générale adopta les nouveaux statuts de l’Union. La plus grande modification était représentée par le changement de nom de l’Union qui devint « l’Union départementale du Rhône ». Elle reprenait ainsi la même dénomination que la première association fondée en 1893. La seconde innovation, très remarquable, fut l’adhésion, rendue possible, pour les sapeurs-pompiers professionnels. Le Comité d’Actions Sociales et Culturelles des sapeurs-pompiers professionnels du corps mixte de la COURLY prit à son compte les adhésions de tous ses membres.

Le 5 février 1988, le Conseil d’administration décida de faire éditer annuellement une revue spécialisée pour retracer les activités des corps de sapeurs-pompiers du Rhône. Le premier numéro, paru sous le titre de « SOS 18 », couvrit les années 1988 et 1989. Le 21 juin 1997, la préfecture accusa réception de la modification du siège social de l’Union départementale qui venait de s’installer 146 rue Pierre Corneille, dans le bâtiment d’état-major du SDIS.
Ainsi qu’il l’avait annoncé au congrès de Colombier-Saugnieu, le 20 juin 1998, le président Louis Mosca se retira en 1999 lors de l’entrée en vigueur de la départementalisation.

Le 19 juin, pendant le congrès qui se déroulait à l’Arbresle, le lieutenant Maurice Balandras, chef de corps volontaire à Jarnioux, fut élu président. L’Union renouait ainsi avec la tradition d’avant-guerre. Promu au grade de capitaine à compter du 1er janvier 2004, le président Balandras, arrivé au terme de son mandat, passa le témoin au lieutenant Raymond Barcel, le 11 juin de la même année, lors du congrès de Tassin-la-Demi-Lune. Celui-ci, chef du centre d’intervention de Vourles, a donc l’honneur d’être le huitième président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers du Rhône, celui du centenaire. Ainsi, cette vielle dame qu’est l’Union départementale souffla ses cent bougies d’existence en 2006. Malgré cet âge respectable, elle se présentait toujours aussi active car son utilité ne s’était jamais démentie comme le souhaitaient, en 1906, ses fondateurs.
Au début de l’année 2007, le samedi 13 janvier, c’est le colonel Richard Vignon, président de la Fédération nationale qui en personne vint couper le ruban symbolique pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’UD 69. Hébergée depuis 1997 dans le bâtiment du SDIS du Rhône, 146 rue Pierre-Corneille à Lyon, ayant recruté en 2004 une secrétaire salariée à plein temps, madame Rita Alonzi, l’UD souhaitait s’installer dans ses propres murs. Ainsi, à partir du 1er mars 2006, deux appartements furent loués dans un immeuble de logements dépendant de la caserne de Villeurbanne-Cusset.

Le 11 juin 2011, pour succéder au capitaine Raymond Barcel, lors du congrès se déroulant à Arnas, le lieutenant Frédéric Devred, officier volontaire au casernement de Givors, fut élu président. Il ne resta guère longtemps dans cette fonction car il présenta sa démission à compter du 28 novembre 2012. Dès le lendemain, à Villeurbanne, au siège de l’UD, le conseil d’administration désigna un nouveau président en la personne du lieutenant Gilles Vérichon.
Dans le cadre de la réorganisation des services du SDIS, le bâtiment d’habitation de Villeurbanne-Cusset étant délaissé pour être transmis à la ville, l’UD se vit contrainte de déménager une nouvelle fois. En 2014 elle s’installa dans des locaux au sein de la caserne de la Croix-Rousse.
Le siège de l’Union départementale du Rhône est toujours en ce lieu et fonctionne à la satisfaction de tous sous la férule bienveillante de son président, le capitaine Gilles Vérichon.

Le 20 juin 2015, lors du Congrès se déroulant à Villié-Morgon, l’Assemblée Générale a adopté le nouveau nom de l’Union: « Union des Sapeurs-pompiers du Département du Rhône et de la Métropole de Lyon », dite Union Départementale et Métropolitaine des Sapeurs-pompiers », faisant suite à la la création du Service Départemental et Métropolitain d’Incendie et de Secours, suite à la création de la Métropole de Lyon et du Département du Rhône au 1er janvier 2015.
Jacques PÉRIER
 

Les commentaires sont clos.